L’inspection : une étape primordiale avant l’achat d’un véhicule d’occasion

C’est bien d’acheter une voiture d’occasion, mais il faut prendre soin, avant la transaction, de la faire inspecter. Cela vous évite pas mal d’ennuis.

Pourquoi demander une inspection avant d’acheter un véhicule ?

Acheter une voiture d’occasion ne se fait pas en agissant sous l’impulsion ou suite à un coup de cœur. Il faut bien réfléchir et être patient avant de finaliser son choix. Cela évite beaucoup de déceptions, car ces voitures ont parfois des problèmes que les propriétaires « omettent » de vous dire. Il est nécessaire, avant l’achat d’un véhicule d’occasion, de demander à une partie tierce (un spécialiste du CAA ou un garagiste fiable par exemple) de venir faire un « bilan » de l’état de santé de la voiture. Une telle précaution vous permet non seulement d’éviter de futures dépenses de réparation, mais aussi d’acquérir votre voiture à un prix plus avantageux.

La plus grande erreur est d’être pressé et de céder à la pression du vendeur sans réaliser une inspection. Prenez votre temps, c’est votre droit de demander une inspection. Ce droit est même reconnu par l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ). Ne vous fiez pas seulement à la fiche d’inspection donnée par le vendeur, usez de votre droit : demandez une autre inspection.

Que met-on dans l’inspection totale ?

Comment savoir si un véhicule est en bon état ou pas ? Il faut nécessairement passer par la demande d’une inspection détaillée. Cette tâche, vous pouvez la confier à un mécanicien en qui vous avez une grande confiance. Son rôle sera de faire un « check » complet du véhicule. Il devra par exemple voir l’état du moteur, vérifier le tableau de bord, faire un essai sur la route afin de se rendre compte si la voiture fonctionne normalement… Il pourra ainsi vérifier que les freins répondent bien et voir si le système d’échappement n’a pas de défaillance. L’épaisseur de la peinture pourrait également être vérifiée, afin de savoir si la peinture a été refaite suite à un accident.

Certains vendeurs peu honnêtes utilisent de nombreuses ruses pour faire croire que la voiture qu’ils veulent vendre est en bon état. Le garagiste ou l’expert du CAA qui va inspecter le véhicule devra être très vigilant pour ne pas se faire berner et rater son jugement.

Pour éviter de mauvaises surprises suite à l’achat d’un véhicule d’occasion, demandez à un expert d’inspecter ce véhicule et de réaliser les tests adéquats. Cela vous permettra de pérenniser votre investissement et de ne pas faire de dépenses supplémentaires pour réparer votre voiture.

Crédit auto: Prenez garde aux fraudes lors de l’achat de voitures usagées en ligne

Chercher des voitures d’occasion en ligne est un bon moyen d’acquérir le type de véhicules que vous souhaitez à un prix abordable. Toutefois, cette pratique vous expose souvent aux arnaqueurs qui profitent de la naïveté de certains clients.

Le mode opératoire des arnaqueurs

Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, bien des personnes se font encore arnaquer. Plusieurs méthodes sont utilisées par les fraudeurs. L’une d’entre elles est de faire croire à l’acheteur que le véhicule est à l’étranger, et qu’il faudrait un acompte pour les frais de transport. Le projet est tellement bien ficelé que les fraudeurs possèdent pour le véhicule un numéro d’identification valide et des photos trouvées ici et là sur Internet. Certaines personnes paient jusqu’à 1300$ en frais de transport. En temps normal, lorsqu’un vendeur demande un acompte pour des frais de transport, cela devrait faire réfléchir les acheteurs, mais il y en a qui se font encore avoir.

D’un autre côté, aussi bien qu’il existe de faux vendeurs, on retrouve aussi les faux acheteurs. Ces derniers opèrent différemment. Eux, ils envoient un chèque sans provision qui a un montant supérieur au prix d’achat du véhicule que le vendeur a convenu avec eux. Ainsi, ils peuvent demander au vendeur de leur faire parvenir la différence. C’est après l’envoi de cette différence que la banque remarque que le chèque envoyé est sans provision. Il ne faut donc pas se fier à de telles demandes envoyées par mail.

Sur des sites d’annonces comme LesPAC.com et autoHEBDO.net, des mises en garde contre de telles pratiques sont pourtant affichées. On y invite également ceux qui viennent acheter à signaler aux modérateurs les annonces douteuses. Quoique de telles mesures soient prises, des fraudeurs arrivent quand même à s’en sortir. Ces derniers utilisent les canaux favorables que sont les plateformes de ventes par Internet.

Quelques précautions utiles

LesPAC.com recommande aux utilisateurs de prendre rendez-vous personnellement avec l’acheteur ou le vendeur lors d’une transaction. Évitez à tout prix de leur envoyer de l’argent quelles que soient les raisons évoquées. Pour le Service de police de la Ville de Montréal, il faut non seulement faire une rencontre en personne avec l’intéressé, mais aussi s’assurer que le chèque émis est certifié.

Vous avez aussi la possibilité de contacter des institutions comme le Centre anti-fraude et la Gendarmerie Royale du Canada.

 

Aussi faites preuve de discernement et méfiez-vous des offres qui semblent être trop belles pour être vraies.

Financer sa voiture avec un crédit de 2e ou de 3e chance

credit-autoLorsque les institutions financières traditionnelles ferment la porte devant certains consommateurs suite à une mauvaise cote de crédit ou suite à des problèmes les empêchant de contracter un crédit, le recours aux crédits à haut risque, qualifiés également de «crédits de 2e ou de 3e chance», constitue souvent la solution inévitable pour financer sa voiture. L’office de la protection du consommateur met en garde les consommateurs contre ces pratiques porteuses de risques.

En quoi consiste un crédit de 2e ou de 3e chance ?

Il s’agit d’une forme de crédit octroyé aux consommateurs à haut risque. Ceux-ci ont soit un mauvais comportement de crédit, soit des difficultés financières ou encore une mauvaise cote de crédit, l’éventualité qu’ils n’honorent pas leurs engagements étant très probable. Le crédit à haut risque est un crédit accordé avec un taux d’intérêt contenant une prime de risque très élevée, ce qui rend le taux de ce type de crédit excessivement élevé. En plus, les institutions octroyant ce type de crédit vendent souvent d’autres produits accessoires en couverture de ce risque de non paiement, augmentant ainsi le coût général du crédit.

Les précautions à prendre avant de recourir au crédit à haut risque

Avant de se lancer dans ce type de crédit à l’aveuglette, il faut:

  • Chercher d’autres options : Il faut éviter l’achat d’une voiture en optant pour un moyen de transport alternatif ou opter pour l’achat d’une voiture d’occasion, avec son budget disponible, sans avoir à s’endetter.
  • Calculer le coût total du crédit : En plus des intérêts calculés sur la base d’un taux majoré d’une prime de risque élevée, il faut débourser des frais annexes, honoraires et assurances.
  • Faire attention avant de signer le contrat : Il ne faut absolument pas signer les documents avant que tout soit en ordre et de s’assurer de la bonne compréhension de tous les aspects. Les promesses verbales doivent être écrites sur le contrat. Il faut tenir à l’esprit qu’il n’y a aucun délai de rétraction de 10 jours, contrairement à ce qu’on croit, pour faire machine arrière.
  • Magasiner pour comparer : Il ne faut pas se limiter à ce que le vendeur avance comme arguments, il faut essayer la voiture sur route et inspecter tous les problèmes éventuels. Les garanties offertes sont également un élément primordial à ne pas négliger.
  • S’informer sur les pratiques interdites : La loi interdit formellement aux commerçants de faire du harcèlement, des menaces…, et tout autre moyen de communication portant atteinte à la dignité. Au cas où vous êtes en retard sur vos paiements, un délai de 30 jours avec préavis est accordé.
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