Financer sa voiture avec un crédit de 2e ou de 3e chance

credit-autoLorsque les institutions financières traditionnelles ferment la porte devant certains consommateurs suite à une mauvaise cote de crédit ou suite à des problèmes les empêchant de contracter un crédit, le recours aux crédits à haut risque, qualifiés également de «crédits de 2e ou de 3e chance», constitue souvent la solution inévitable pour financer sa voiture. L’office de la protection du consommateur met en garde les consommateurs contre ces pratiques porteuses de risques.

En quoi consiste un crédit de 2e ou de 3e chance ?

Il s’agit d’une forme de crédit octroyé aux consommateurs à haut risque. Ceux-ci ont soit un mauvais comportement de crédit, soit des difficultés financières ou encore une mauvaise cote de crédit, l’éventualité qu’ils n’honorent pas leurs engagements étant très probable. Le crédit à haut risque est un crédit accordé avec un taux d’intérêt contenant une prime de risque très élevée, ce qui rend le taux de ce type de crédit excessivement élevé. En plus, les institutions octroyant ce type de crédit vendent souvent d’autres produits accessoires en couverture de ce risque de non paiement, augmentant ainsi le coût général du crédit.

Les précautions à prendre avant de recourir au crédit à haut risque

Avant de se lancer dans ce type de crédit à l’aveuglette, il faut:

  • Chercher d’autres options : Il faut éviter l’achat d’une voiture en optant pour un moyen de transport alternatif ou opter pour l’achat d’une voiture d’occasion, avec son budget disponible, sans avoir à s’endetter.
  • Calculer le coût total du crédit : En plus des intérêts calculés sur la base d’un taux majoré d’une prime de risque élevée, il faut débourser des frais annexes, honoraires et assurances.
  • Faire attention avant de signer le contrat : Il ne faut absolument pas signer les documents avant que tout soit en ordre et de s’assurer de la bonne compréhension de tous les aspects. Les promesses verbales doivent être écrites sur le contrat. Il faut tenir à l’esprit qu’il n’y a aucun délai de rétraction de 10 jours, contrairement à ce qu’on croit, pour faire machine arrière.
  • Magasiner pour comparer : Il ne faut pas se limiter à ce que le vendeur avance comme arguments, il faut essayer la voiture sur route et inspecter tous les problèmes éventuels. Les garanties offertes sont également un élément primordial à ne pas négliger.
  • S’informer sur les pratiques interdites : La loi interdit formellement aux commerçants de faire du harcèlement, des menaces…, et tout autre moyen de communication portant atteinte à la dignité. Au cas où vous êtes en retard sur vos paiements, un délai de 30 jours avec préavis est accordé.

Crédit auto : L’achat d’un véhicule d’occasion

IS_131003_wm0cm_voiture-vente_sn635L’achat d’un véhicule d’occasion peut être une occasion en or ou un gouffre financier. La première des choses à mentionner est que le magasinage d’une voiture d’occasion – si l’on veut éviter de se retrouver avec une ordure – n’est pas une option qui conviendra aux paresseux. C’est une tâche assez longue qui nécessite beaucoup plus de minutie que si l’on prenait une voiture neuve. Voici les étapes à suivre pour ne pas tomber sur un « citron » et le regretter plus tard.

1- Établissez un plan

Il n’est pas difficile de trouver des autos d’occasion, il suffit de regarder les annonces. Mais avant d’y arriver, faites-vous une idée très précise de votre budget, de vos besoins et de la marge de manœuvre que vous vous accordez.

2- Choisissez attentivement

La première auto « intéressante » n’est pas forcément la bonne, il faut prendre le temps de consulter le maximum d’offres possible. Ne comparez que le comparable. Il ne faut pas s’étonner qu’une marque de luxe avec des caractéristiques relativement moyennes coûte chère. Gardez également en mémoire que l’auto la moins chère n’est pas forcément la meilleure. Si son prix est aussi bas, peut-être qu’il y a une bonne raison.

3- Inspectez minutieusement votre futur joyau

Une fois que vous avez trouvé la perle rare, il ne reste plus qu’à l’évaluer. Cette phase est plus délicate qu’elle n’en a l’air, et si vous n’avez pas d’expérience en la matière, rendez-vous chez le marchand avec un garagiste professionnel. Ses services ne seront pas gratuits, mais cela vous coûtera en fin de compte moins cher que si vous achetiez un « citron ». Le marchand n’a pas le droit de vous refuser l’inspection de la voiture. Après avoir évalué la voiture, testez-la. Peu importe les garanties que vous donne le marchand, vous devez tout palper vous-même. C’est important non seulement parce que vous saurez exactement ce que vous achetez, mais aussi parce que toutes ces informations vous aideront à négocier un prix plus équitable.

4 – Précautions supplémentaires

Une auto d’occasion a une histoire et pour éviter histoires, il vaut mieux prendre des précautions de base. Assurez-vous qu’elle n’est liée à aucun litige financier. Jetez un coup d’œil au Registre des droits personnels et réels mobiliers si la voiture vient du Québec, ou à CarProof et Carfax si elle est originaire d’une autre partie du Canada ou des États-Unis. Vous avez la possibilité de vérifier avec le nom du propriétaire ou le numéro d’identification du véhicule. Vérifiez avec les deux ! Si la voiture porte la mention « reconstruite », assurez-vous qu’on n’essaie pas de vous refiler une voiture volée. Renseignez-vous également sur le profil du marchand pour éviter les mauvaises surprises. N’achetez pas d’auto sans contrat de vente. Il n’est pas obligatoire, mais il vous protégera. Si malgré toutes vos précautions, on vous file quand même un « citron », sachez que rien ne vous oblige à la garder. Essayez de trouver un compromis avec le concessionnaire ou le marchand, mais s’il reste sourd, adressez-vous à l’Office de la protection du consommateur ou purement au tribunal.

Crédit Auto: des croyances qui perdurent…

Certaines croyances ont la peau dure, et ni le bon sens, ni les multiples articles publiés à ce sujet ne peuvent en venir à bout. Des mythes et légendes, il en existe partout, mais le monde automobile semble en être plus fourni que d’autres secteurs. Quelles sont ces informations fausses qui restent pourtant ancrées dans la mémoire populaire ?

Le rouge, une couleur qui excite autant les taureaux que les assureurs. Cela peut paraître ridicule, mais il existe une vieille croyance qui veut que les assurances de voiture rouge coûtent plus chères. « Syndrome du taureau excité » ? Certainement pas ! Plusieurs facteurs sont, en effet, pris en compte lors du calcul de l’assurance, mais nulle part, sa couleur ne fait partie des données importantes ou même secondaires. L’assureur s’intéresse davantage à l’expérience du conducteur, au modèle du véhicule, au lieu de résidence et en fin compte, à l’utilisation qui en sera faite plutôt qu’à la couleur de l’auto.

On sait tous qu’employer son téléphone portable au volant est interdit, mais il semblerait, tout au moins à en croire le mythe, qu’il serait permis de l’employer à un feu de circulation rouge. Cela paraît logique en apparence. Après tout, le véhicule est bel et bien immobilisé aux feux rouges, alors pourquoi pas ? Le code de la route est strict et sans appel sur la question : l’usage du téléphone au volant est strictement interdit. Peu importe donc que l’on soit au feu rouge ou dans un embouteillage.

Les voitures manuelles sont moins gourmandes en carburant que les automatiques. Ce mythe part d’une réalité, hélas, déjà ancienne. Il y a de cela quelques décennies, les voitures automatiques consommaient effectivement plus, mais la technologie avance et avec elle, le potentiel des autos. Certes, on trouve encore des manuelles plus « sages » que des automatiques, de nos jours, mais on trouve aussi le juste contraire : des voitures automatiques dont la consommation en carburant feraient rêver des manuelles.

En employant l’air conditionné, on consomme moins de carburant qu’en gardant les vitres ouvertes. Ce n’est pas tout à fait un mythe, mais ce n’est pas vraiment une réalité non plus. Tout dépend de la vitesse de la voiture. À moins de 80 km/h, les vitres ouvertes permettent d’économiser du carburant, mais au-delà, il vaut mieux recourir à la climatisation.

Les mythes de ce genre sont encore nombreux. Il est important de se souvenir que tous les « on dit » ne sont pas forcément des vérités.

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